Du Grand Colombier à la Presqu'île de Giens
- Marie

- 8 juin 2021
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 17 juil. 2021

Premier voyage après des années à nous tâter... pour cette fois, nous avons loué un Grand California chez BlackSheep.
Vincent est allé le chercher en début de journée et à préparé notre petit nid afin que je n’ai plus qu’à mettre les pieds dans le camion en rentrant du boulot. 19h30 : en route pour grimper au Col du Grand Colombiers! Première nuit en territoire bien connu puisque nous sommes à quelques kilomètres de chez nous, mais c’est déjà le sentiment d’évasion et de coupure avec le quotidien. La soirée est parfaite, pas de brume et une vue à 360° sur la chaîne du Mont Blanc, les lacs Léman, du Bourget et d’Annecy, le Valromey... Le froid nous fait rentrer dans le van (nous sommes tout de même à 1500 m d’altitude) pour manger. Vincent a tout prévu : apéro face au soleil couchant et soupe maison pour se réchauffer ensuite. Un épisode de notre série en cours pour terminer la soirée.
Réveillés par le jour, nous sommes prêts à prendre la route direction le Lac de Serre-Ponçon.
Amateurs de sensations fortes, je vous conseille la descente du Col du Grand Colombiers vers Culoz en camion! Sinueuse et pentue à souhaits…
Nous décidons de faire notre premier arrêt déjeuner au resto : c’est là ré-ouverture des terrasses, on ne peut pas faire autrement! Jolie adresse à Saint-Laurent-du-Cros : Le cour du Drac. Terrasse dans un jardin ombragé, cuisine maison, spécialités locales et accueil très sympathique. Arrêtez vous si vous passez par là : l’addition est très raisonnable pour la qualité du repas. Pendant le voyage, la vue sur l’impressionnant massif des Écrins est à couper le souffle. En approchant de notre destination, la route longe le lac. Vue sur un vestige de la région avant d’être submergée par la construction d’un barrage sur la Durance : la Chapelle Saint Michel de Prunières, seule sur son petit îlot. Un peu plus loin, nous repérons sur l’autre rive un camping quasi vide au bord de l’eau : le Grand Large. Ce sera parfait pour se poser la fin de la journée et la nuit.
Pour ce troisième jour, nous avons prévu de faire une rando dans le gorges du Verdon. Après avoir trainassé une peu pour profiter de la vue, nous revoilà sur la route. Traversée des champs de lavande, de jolis villages provençaux… ça commence à sentir sérieusement le sud ! La route surplombe tout à coup le Lac Sainte-Croix avant de serpenter au-dessus du Verdon. La boucle que nous avons repéré descend jusqu’au bord de l’eau. Cela fait une belle crapahute avec des descentes, des montées, des descentes, des montées, des descentes, des montées… Il y a foule sur l’eau. Un mélange assez éclectique de pédalos, de kayaks, de bateaux électriques… un avant goût de la saison estivale puisque nous sommes en mai. Sur le sentier, nous rencontrons plus de monde que nous l’avions imaginé. Malgré tout, c’est un lieu sauvage et préservé. Nous observons au loin le vol de rapaces, il suffit de faire quelques pas sur le sentier pour ne plus entendre la route et avoir le sentiment d’être en pleine nature.
Nous avons décidé de passer la nuit au bord du lac Sainte-Croix. Par contre, nous n’avions pas réfléchi à un lieu et nous cédons à la facilité du camping. C’est la leçon que nous tirerons de ce voyage : anticiper un peu sur les spots dodo. Sans être complètement fixés, cela nous permettra certainement de faire plus de « sauvage ». Pour nous punir, nous avons eu le droit à une grande réunion familiale qui s’était un peu approprié le camping pour le week-end… La dernière étape de notre voyage est prévue sur la presqu’île de Giens où nous avons prévu de passer deux jours. Avant d’arriver, nous avons craqué pour un petit resto sur la route… on ne se refait pas! La Table de Mary, est un hôtel restaurant au bord de la route qui mène à la presqu’île. Il possède une charmante terrasse à l’abris des bruits de la circulation, le plat du jour était très bon et l’accueil sympathique.
Compte tenu du site, nous n’avons pas envisagé d’autre solution qu’un camping pour se poser et avons jeté notre dévolu sur une petite structure dans une ferme, au bord de l’eau : le paradis! La Ferme du Pradeau : c’est simple, mais efficace. L’accueil est sympathique, les pieds dans l’eau, loin de la foule de l’embarcadère pour les îles (accès en 10 minutes en passant par la plage).
Notre seul bémol pour ces 2 jours : les moustiques! Il avait beaucoup plu les jours précédents et ils étaient à l’affût de la moindre goutte de sang… Même le chien s’est fait attaqué… Au programme de ces deux jours, farniente, petites balades, trempage dans la Méditerranée (encore bien fraîche…) et repos.

Au terme de ce week-end, nous reprenons la route vers Lyon pour ramener notre van. Cette expérience nous a rendu accros! À tel point que nous songeons sérieusement à investir dans un fourgon… et que nous en avons déjà réservé un pour notre prochain week-end prolongé. Ce sera les Vosges!

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